Retrouver l’amour du métier

Retrouver l’amour du métier

Quel que soit le champ d’activité, « l’amour du métier » est une notion qui parle d’un au-delà des seules utilité, efficacité, rentabilité de celui-ci. Le grand dommage des années 80, de la dérive rationaliste et de l’application sans mesure de la cybernétique aux modèles d’organisation est d’avoir imposé l’idée que le monde de la machine pouvait se libérer de celui de la spiritualité, cet envers de l’homme. Un vieux fantasme qui est né dès l’instant où l’humanité s’est mise à fabriquer des objets et que les révolutions industrielles n’ont cesser d’exacerber. La force du machinement à l’œuvre ces trente dernières années a tenu à cette capacité de faire du facteur humain un risque à résorber. Las, les professionnels aspirent à un autre horizon quitte à faire mentir les racines étymologique et idéologique du mot travail. Certes, retrouver « l’amour du métier » dans un contexte politique et social gouverné par la peur va être une tâche compliquée… mais pas impossible dès lors que la créativité demeure la motivation première à toute forme d’engagement. La journée d’étude organisée ce vendredi 17 novembre à Toulouse par la revue Empan et les éditions érès sera sans aucun doute l’occasion de mettre en débat toutes ces réflexions dans le champ spécifique aux métiers de la santé, de l’éducation et du travail social.

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